La santé mentale des personnes LGBTQIA+ reste un angle mort des politiques de santé publique. Pourtant, les données disponibles dressent un constat sans appel : derrière les chiffres, ce sont des personnes qui souffrent, souvent en silence.

Des chiffres qui alertent

Selon le Panorama 2025 de l'Observatoire des vulnérabilités queers (Fondation Le Refuge) :

  • 85 % des personnes LGBTQIA+ en France déclarent s'être senties déprimées au cours des deux dernières semaines.
  • Chez les jeunes de 15 à 17 ans, ce chiffre atteint 94 %.
  • 34 % ont eu des idées suicidaires dans l'année, une proportion qui grimpe à 51 % chez les 15-17 ans.

Ces résultats rejoignent les travaux de la DREES, qui établit que les personnes se définissant comme homosexuelles ou bisexuelles présentent près de deux fois plus souvent un syndrome dépressif que les personnes hétérosexuelles.

Pourquoi une telle détresse ?

Cette souffrance n'a rien d'inéluctable : elle est le produit de discriminations, de rejets familiaux, d'isolement et de précarité. Le rejet au moment du coming out, la peur du regard des autres, les ruptures de parcours : autant de facteurs qui fragilisent durablement.

Ce ne sont pas les identités qui rendent malades, mais la violence sociale qu'elles subissent.

Notre réponse : écouter, sans jugement

Face à ce constat, Seconde Vie & Fierté a structuré un pôle santé mentale qui réunit quatre psychologues bénévoles et un médecin psychiatre. L'objectif : offrir une première écoute bienveillante, sans jugement, et orienter chacun·e vers les bons relais professionnels.

L'écoute ne remplace pas un suivi médical, mais elle peut être le premier pas, celui qui rompt l'isolement et redonne confiance.

Vous traversez une période difficile ? Vous n'êtes pas seul·e. Contactez-nous en toute confidentialité.